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Communiqué de presse de Fabrice Curti, délégué de la 5e circonscription
Où en est le sénateur Ginesta ? Et d’ailleurs, le sait-il lui-même ? On est en droit de se poser ces questions à la lecture de son interview dans Var Matin de ce lundi de Pâques. Car après avoir critiqué – seul point d’accord entre nous – la privatisation, souhaitée par le gouvernement, d’Aéroport de Paris, le revoilà « En Marche » pour chanter les louanges d’un député qu’il surnommait encore il y a peu « Mister Nobody » et, par la même occasion, celles du chef de l’Etat. Non sans avoir au passage étalé son mépris pour « Bébert sur son rond-point » et taclé le successeur qu’il a lui-même mis en place à Saint-Raphaël.
Est-ce d’ailleurs l’ennui d’un peu reluisant statut d’opposant dans la ville où il fut Maire qui  le fait désormais se rêver en faiseur de rois à Fréjus, quitte à se renier une fois encore ? En tous cas, on chercherait en vain dans cette interview la « colonne vertébrale » qui semble tant plaire à M. Ginesta. On y trouve plutôt de petites rancunes personnelles qui prennent le pas sur la hauteur de vue que l’on pourrait attendre d’un Sénateur.
Si Monsieur Ginesta attendait de cette interview pascale une résurrection politique locale, son aigreur et son butinage politique ne lui en font pas prendre le chemin. Ses propos nous rappelleraient plutôt Tullius Detritus, le semeur de zizanie du célèbre album d’Astérix. On a les modèles que l’on peut…