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Communiqué de presse de David Rachline, Maire de Fréjus, membre du Bureau exécutif du Rassemblement National

Le projet de loi Blanquer, pompeusement intitulé “pour une école de la confiance”, a pour caractéristique première d’imposer une approche comptable d’un service public essentiel à la Nation : l’éducation.

Ce projet contribue encore à la déconstruction du maillage territorial dans le seul objectif de rationaliser les moyens de l’Etat. Or, l’intérêt des enfants, des parents d’élèves et des enseignants ne saurait être une variable d’ajustement des choix budgétaires hasardeux du gouvernement Macron.

Alors que l’éducation doit constituer une véritable priorité nationale, les collectivités locales pallient déjà souvent les manquements de l’Etat, en matière de sécurité, d’animation, ou encore en renforçant les effectifs des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles.

Ce projet de loi met à mal la nécessaire proximité entre l’école, les enfants et les parents. Il alourdit des dispositifs existants et crée la dilution comme la confusion des responsabilités. Il fait l’impasse sur le financement de plusieurs mesures. Il institutionnalise une école à plusieurs vitesses. Par ailleurs, alors qu’il ne répond à aucun des problèmes fondamentaux auxquels doit faire face notre système éducatif, il pose de nouveaux problèmes et de nouvelles questions qui restent sans réponses : quid du devenir des directeurs d’écoles ou des employés de mairie dédiés aux écoles ? Quels interlocuteurs de proximité pour répondre au quotidien aux interrogations des parents ?

Etablie sans aucune concertation avec les Maires ni réelle prise en compte de la communauté éducative, cette réforme, si elle était adoptée telle quelle, abolirait la proximité, l’écoute, la bienveillance, indispensables à la confiance qu’elle est pourtant censée porter. Une mauvaise copie, à revoir d’urgence.