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Communiqué de presse de David Rachline, Maire de Fréjus

Dans son édition de ce mardi 12, Var Matin revient sur l’arrêté que j’ai pris limitant la circulation nocturne des mineurs non accompagnés, relayant une polémique entretenue par quelques opposants.

Rappelons les faits. Sur injonction de l’Etat, le Conseil départemental a pris en charge et réparti dans différentes communes du Var, dont Fréjus, de nombreux jeunes migrants. Ceci sans consultation ni information préalable des maires, qui sont nombreux à le déplorer, toutes tendances politiques confondues.

Ce n’est donc que quelques semaines plus tard que j’ai découvert cette installation, parallèlement à des rapports de la police municipale signalant une augmentation sensible des faits de délinquance dans le quartier concerné, allant jusqu’à une agression au couteau sur le site d’accueil.
La sécurité des Fréjusiens a toujours été ma priorité. Certes, un Maire ne peut pas tout, mais il dispose de pouvoirs de police pour assurer « le bon ordre, la sécurité et la salubrité publiques » sur sa commune.

J’ai donc décidé d’intervenir pour mettre fin, dans la mesure de mes pouvoirs, à une situation qui portait de manière évidente préjudice aux habitants du quartier. Tout d’abord en demandant officiellement, par un vœu du Conseil municipal, au Conseil départemental de reconsidérer cette installation. D’autre part en édictant un arrêté limitant la circulation des mineurs aux alentours du lieu d’accueil. Evidemment pas pour les empêcher de se rendre sur leur lieu de travail, mais lorsque cette circulation est de nature à porter atteinte à l’ordre public. Une distinction que les forces de police, municipale comme nationale, savent parfaitement opérer. Enfin en initiant une procédure de fermeture administrative du site d’accueil pour troubles à l’ordre public.

Il n’en fallait pas plus pour que certains enfourchent le blanc destrier de la bonne conscience offusquée. A les entendre, il convenait de ne rien dire et de ne rien faire. Ce n’est pas ma conception de mon rôle de Maire. Il était de mon devoir d’agir pour la sécurité des Fréjusiens, avec des mesures qui sont à mes yeux de pur bon sens.

A ce jour, qu’en est-il ? Si le Conseil départemental n’a pour l’instant pas fait droit au voeu du Conseil municipal, il a cependant pris des mesures pour éloigner les fauteurs de troubles identifiés. L’arrêté que j’ai pris porte visiblement ses fruits, aucun fait majeur de délinquance n’ayant plus été constaté depuis lors. Sans doute également car, devant le risque de fermeture administrative du site, l’association gestionnaire a pris des mesures complémentaires de surveillance et d’encadrement des jeunes migrants.

Les décisions que j’ai prises ont donc visiblement contribué à ramener la sécurité dans le quartier, ce qui me semble répondre à la question de Var Matin sur la « pertinence » et l’«efficacité » de mon arrêté. Je continuerai bien évidemment à y veiller, et ne serai pour ma part jamais complice de l’inaction dont on mesure jour après jour les conséquences néfastes dans nombre de nos villes.